Côte d’Ivoire: Comprendre le conflit dans l’ouest du pays…

conflit à l'ouest, des déplacés

Côte d’Ivoire – Au fil des années le conflit dans l’ouest Ivoirien au lieu de se régler tant à devenir un vrai casse-tête Chinois qui ne trouve pas de solution au fil des régimes. Si le cacao fait la réputation de la Côte d’Ivoire, il crée plus de problème dans l’ouest du pays qui produit chaque année la majeure partie du Cacao Ivoirien.

« La terre source du conflit »

Pour comprendre la crise dans l’ouest Ivoirien il est impératif de remonter dans les 1980 ou une forte communauté de Baoulé immigre d’abords dans cette région pour l’exploitation des terres aux fins de créer des plantations de cacao et de café après que leur région soit devenu savane. Suivra les communautés malinké du nord et des étrangers en majorité Burkinabé venu conquérir ce nouveau eldorado vert. Il leur sera attribué des portions de terre par les autochtones pour la culture du café et du cacao. Cette immigration prenant de l’ampleur les premières inquiétudes vont être déjà signalées à cette époque par les populations autochtones qui se sont senti un peu envahi.

Ainsi le régime du président Houphouet Boigny, premier président de la république de Côte d’Ivoire qui encourageait l’exploitation des forêts vierges tranchera avec la célèbre phrase de l’époque « la terre appartient à celui qui la met en valeur »

Les populations sur place passèrent des « deals » sur les forêts cédée. De la vente des portions de forêt en passant par le partage des récoltes tout y était pour un arrangement gagnant-gagnant entre les populations autochtones et allogènes. Les années ont passé et les accords d’hier seront remis en cause par la jeune génération autochtones qui renient ces accords passés avec leurs aînés en revendiquant l’entièreté du patrimoine foncier familial.

Les insuffisances des différentes lois foncières rurales et le jeu trouble des politiciens font basculer la cohésion sociale à l’ouest du pays. Ainsi naissent les premiers conflits dans cette zone géographique de la côte d’Ivoire. Les politiciens s’en saisiront pour l’exploiter dans le jeu politique afin de drainer de nouveaux sympathisants pour certain et conserver un bastion pour d’autre. L’année 1995 sonne le glas des premières violences dans l’ouest forestier sur fond de contestation électorale entre Baoulé et Guéré, ainsi donc on déplorait les premiers morts de ce conflit casse tête chinois.

Alire aussi: Dans le conflit de la forêt à l’ouest…

La situation n’ayant pas trouvé de solution va s’accentuer jusqu’à la crise de 2002 ou les milices Guéré feront la lois expropriant « les étrangers » de leurs plantations. Le pouvoir ayant changé de main depuis le 11 avril 2011 « les victimes » d’hier prennent leur revanche en régnant en grand maître sur la région. Les FRCI composés en majorités de malinké et de Dozos constituent le bras séculier de cette revanche qui ne dit pas son nom.

Le temps de la crise post-électorale est passé et les FRCI qui régnaient en maître sont rentré dans les rangs, la situation du pays s’étant stabilisée. Mais contre toute attente à la veille de cette nouvelle campagne cacaoyère resurgit une nouvelle crise foncière ou les autochtones réclament à nouveau que leur hôtes plis bagage pour entrer « chez eux »

Le drame de ces derniers jours devrait interpeller plus d’un pour trouver une solution définitive à la crise du foncier rurale qui est à la base de la grave crise Ivoirienne.

©CotedivoireNews

Fulbert KOFFI

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