Côte d’Ivoire – Devoir de mémoire: Les casseroles du Pdci-Rda sous le soleil des indépendances !

HOUPHOUET BOIGNY

Côte d’Ivoire – Politique – Le machiavélisme ancré au sein du parti cinquantenaire semble renaitre de ses cendres en 2013 pour sans doute pour contrer les vélleités de mutation de la jeunesse du parti, qui réclame davantage une changement générationnel, voire une nouvelle classe politique…Le PDCI-RDA semble être à un tournant décisif de son histoire, à quelques mois de son prochain congrès d’octobre prochain.

« RAPPEL DES FAITS SOUS LE SOLEIL DE INDÉPENDANCES AFRICAINES »:

(ACTE1): Déjà en 1959, des ivoiriens s’abreuvant à la source d’un patriotisme spontané s’inscrivent dans la vie associative et créent la « LOCI »(ligue des originaires de Côte D’ivoire, dans le but de combattre une nouvelle forme d’envahissement
de la population étrangère des pays limitrophes dans l’administration ivoirienne:
Cette association à visée nationaliste est la création d’un ivoirien, avocat de son état, expulsé plus tard par « HOUPHOUET BOIGNY » vers la « GUINEE-CONAKRY ».

(ACTE2): « HOUPHOUET BOIGNY va plus loin et précipite dans la foulée le troisième congrès du « PDCI-RDA » le 19 MARS 1959 quelques jours après celui de la jeunesse du RDA (JRDA).

(ACTE 3): A cette époque, un intellectuel émérite originaire de « Grand-BASSAM » nommé « JEAN-BAPTISTE MOCKEY », est considéré comme l’héros de la lutte anti-coloniale en Côte D’ivoire: Il avait été arrêté et emprisonné au cours de la répression qui s’est abattue sur la Côte D’ivoire entre 1946 et 1950.
Docteur en pharmacie de son état, militant de première heure pour utiliser la terminologie « Pdciste », « JEAN-BAPTISTE MOCKEY » jouissait de toute la bienveillance « d’HOUPHOUET BOIGNY »: C’est à dessein qu’il avait fait de lui son secrétaire particulier, lorsqu’il était ministre sous la 4ème république française à PARIS, puis vice-premier ministre, ministre de l’intérieur de Ci, maire de la ville balnéaire
de « GRAND-BASSAM », première capitale politique de la CÔTE D’IVOIRE pendant la colonisation française.

Dans la foulée, « JEAN-BAPTISTE MOCKEY » est devenu subitement populaire, car « HOUPHOUET » l’avait lui-même affublé d’un sobriquet affectif, celui de « JUPITER »…

(ACTE 4): « JEAN-BAPTISTE MOCKEY »: « Le Rouge et le Noir ». Quelques mois après ses périodes de grandeur et de popularité, « MOCKEY » est rattrapé par l’antithèse des faits sociaux: L’heure des vicissitudes arriva: « MOCKEY » est déchu de tous ses titres et honneurs pour des raisons d’origine Superstitieuse (fétichiste):HOUPHOUET l’accuse de trahison, un complot qui ne dit pas son nom dont le but inavoué est de l’éliminer: Une autre pointure est arrêtée en (1963) à l’aéroport d’Abidjan, l’avocat « JEAN-KONAN BANNY », accusé dans la foulée d’atteinte à la sûreté de l’état, alors qu’il est le neveu d’HOUPHOUET BOIGNY! Notons au passage que MOCKEY trouva la mort dans un accident tragique entre « GRAND BASSAM » et « ABIDJAN » EN (1981).Quant à JEAN-KONAN BANNY, emprisonné, il sera libéré quelques mois plus tard et deviendra dans les années 80, ministre de la défense du gouvernement « HOUPHOUET ». Aujourd’hui, c’est à juste titre que son frère cadet , l’ex premier ministre et président de la commission dialogue et réconciliation, « Charles BANNY » se positionne même en embuscade comme un candidat potentiel légitime aux prochaines élections présidentielles ivoiriennes.

(ACTE 5): Il est à noter que « JEAN-KONAN BANNY », avocat de son état, n’avait jamais supporté en tant que neveu la préférence « d’HOUPHOUET » pour le dauphin constitutionnel HKB.

(ACTE6): « La presse française entre dans la danse pour caricaturer le conflit de compétence politique: « HENRI KONAN BEDIE » -« JEAN KONAN BANNY ». Cette caricature est sagement illustrée par les titres du magazine français « Le point » en 1989: »Côte D’ivoire, côte d’alerte: « Deux légendes affichées, portraits de candidats de la cour présidentielle ivoirienne: « JEAN-KONAN BANY, empêcher HKB d’être président et « HKB », une longueur d’avance! Entre-temps, la carrière politique d’un collaborateur « d’HOUPHOUET », notamment « YACE PHILLIPE », président de l’assemblée nationale ivoirienne depuis 20 ans de 1960 à 1980, avait été sacrifié sur l’autel des ambitions politiques de « HKB »…

ACTE7: Le (4 Avril 1990), « HOUPHOUET BOIGNY » n’a pas d’autre choix et réunit dans son palais à YAMOUSSOUKRO (capitale politique de la CI) quelques dignitaires du régime ivoirien et l’ambassadeur français à l’époque des faits (MICHEL DUPUCH), et désigne sans ambages « HKB » comme son successeur.

(ACTE 8): L’ambassadeur français à l’époque des faits, « MICHEL DUPUCH »(giscardien) surprend et n’hésite pas à donner libre cours à son opinion personnelle sur cette succession inopinée: Il affirma haut et fort être contre la candidature à la succession « D’houphouet », car dans son approche, « HKB » ne jouissant pas d’une réelle assise populaire! La suite, on la connait: Les faits donneront raison au diplomate français, proche de l’ex président français « GISCARD DESTAING », car « BEDIE » sera renversé par le premier coup d’état dans la côte d’ivoire indépendante le (24 Décembre 1999):

Aujourd’hui en 2018, c’est le même « HKB » qui a l’avenir politique du parti cinquantenaire en main.

 

©CotedivoireNews 

YVES T BOUAZO

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