Côte d’Ivoire/Dossier Inédit : Bouaflé privée d’eau depuis plus de 9 mois, les populations craignent désormais une épidémie

Des femmes de Bouaflé au puit pour chercher de l'eau
Côte d’Ivoire News -A Bouaflé depuis plus de neuf mois maintenant, les robinets dans les foyers ont cessé de couler pour faire place à une pénurie d’eau qui ne dit pas son nom. Une situation qui s’est aggravée en cette période de saison sèche ou l’eau est désormais introuvable. La crise de l’eau courante dans la cité de la Marahoué est un phénomène qui suscite colère et indignations chez les habitants de cette petite commune du pays au vu de ses atouts hydrauliques. Bienvenue dans la galère de l’eau à Bouaflé
Des bidons remplie d’eau de robinet ou de puits transportés sur la tête ou dans des brouettes par des hommes, des femmes et même des enfants tous les jours à la recherche de l’or limpide. C’est le quotidien des habitants de  Bouaflé, ville située à 306 km d’Abidjan plus au centre ouest de la Côte d’Ivoire.
Ici la pénurie d’eau n’est plus une question d’actualité même si elle occupe toujours les esprits. Les robinets sont à sec, rien ne coule depuis plusieurs mois dans la majorité des foyers de la ville. La rouille et la poussière ont remplacé le liquide limpide dans les tuyaux de la société de distribution d’eau. Une vraie galère qui ne fait que perdurer depuis plusieurs mois.
“J’étais la seule chez qui l’eau venait toujours dans mon secteur maintenant plus rien et depuis 9 mois aucune goutte d’eau dans mon robinet. Explique dame Soumahoro une riveraine du quartier Dioulabougou. La disette de l’eau potable pousse la famille Soumahoro à l’instar de milliers de personnes à utiliser l’eau des puits et bas-fond de la ville afin de soulager au minimum les besoins quotidiens en eau. Tous les jours ce sont des centaines de personnes qui partent à l’assaut des points d’eau.
“On est obligé d’utiliser l’eau de puits car nous n’avons pas d’autres solutions. On a peur qu’une épidémie se déclenche dans la ville à cause de l’eau de puits car avec les fausses septiques et l’écoulement des eaux usées, les puits peuvent être contaminés.
Même si la pénurie d’eau fait partir du quotidien des bouaflais (Ndlr habitants de la ville de Bouaflé) de Cacaotoun delta Agbanou au Plateau en passant par Dioulabougou, dans certains quartiers et foyers de la ville l’eau du robinet coule par moments. C’est l’opportunité pour ces foyers de se faire un peu d’argent en vendant de l’eau. En effet à Bouaflé le commerce de l’eau est devenu l’activité à la mode dans la ville depuis quelques mois.
Quand la pénurie d’eau devient source d’emplois.
à Bouaflé un vendeur d'eau
« Il faut débourser 100 francs pour 25 litres d’eau en moyenne » s’indigne Monsieur Irié un fonctionnaire de la ville qui craint une éventuelle épidémie du choléra et appel à l’aide des autorités. En tout les jeunes de la ville en ont fait de la livraison d’eau à domicile leur nouveau gagne pain. Avec des brouettes remplient de bidons d’eau ils parcourent la ville pour les échanger contre des pièces trébuchantes.
La multiplication des pénuries d’eau dans les villes de la Côte d’Ivoire relance encore une fois de plus le débat autour de la capacité de la SODECI quant à la bonne gestion de l’eau de consommation. mais la question qui reste posée c’est qui de la SODECI ou de la nappe phréatique fait défaut?

©CotedivoireNews

à Bouaflé/ Fred Eric YAO

avec la collaboration de Fulbert Koffi

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