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Côte d’Ivoire: L’opposition annonce la suspension de sa participation aux activités de la CEI (Déclaration)

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Côte d’Ivoire – Politique – Le Président de la République veut organiser des élections en 2018, ‟pour renforcer le RHDP” selon l’expression qu’il a lui-même utilisée lors de la présentation des vœux de 2018 aux Ivoiriens.

Pour l’accomplissement de sa volonté personnelle, dont l’objectif semble être, l’implantation en Côte d’Ivoire d’un nouveau parti unique fort, le Président ne recule devant aucun obstacle y compris le viol de la constitution. C’est ainsi qu’il a créé le sénat faisant usage d’une ordonnance, en lieu et place d’une loi organique exigée par la loi fondamentale.

En dépit des appels venant de toutes parts, y compris des partis de l’opposition, pour demander le respect des lois et l’organisation de larges concertations avec les composantes de la société ivoirienne dans toutes sa diversité, le Chef de l’Etat continue inexorablement sur la voie qu’il s’est tracée. Il n’a que faire de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale ou de la fracture de la société ivoirienne.

Face à l’imbroglio juridique et le désordre, dans lesquels le gouvernement engage la Côte d’Ivoire, les partis de l’opposition tiennent à réaffirmer et clarifier leurs positions :
1/ Les partis de l’opposition ne sont nullement opposés à aucune élection, lorsque les conditions légales et juridiques sont réunies et respectées.

2/ Les partis de l’opposition demandent au gouvernement de favoriser l’instauration d’un Etat de droit et de démocratie dans notre pays, en respectant lui-même les lois, les principes démocratiques et les décisions de justices nationales et internationales.

3/ Les partis de l’opposition insistent, particulièrement, sur le respect et l’application de l’Arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif à la Commission Electorale Indépendante de Côte d’Ivoire.

En effet sur saisine d’une Association de la société civile ivoirienne, la Cour Africaine des Droits de l’Homme, après examen du dossier, a démontré en son Arrêt, au point 149, que l’organe électoral ivoirien n’est ni équilibré, ni indépendant, ni impartial.

Comme preuve de sa démonstration la Cour déclare que la Côte d’Ivoire a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial que lui imposent les documents ci-après :

– Les articles 3, 10 et 17 de la Charte Africaine sur la démocratie

– L’article 13 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

– L’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie

– L’article 26 du pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques.

Pour n’avoir pas respecté ces différents instruments dont notre pays est partie, la Cour ordonne :
a- La modification de la loi n°2014-335 du 18 juin 2014 relative à la commission Electorale Indépendante pour la rendre conforme aux instruments ci-dessus mentionnés auxquels il est partie.

b- La Cour demande non seulement la modification de la loi mais ordonne également à l’Etat de Côte d’Ivoire de lui soumettre un rapport sur l’exécution de la présente décision dans un délai raisonnable, qui dans tous les cas, ne doit pas excéder une année à partir du prononcé de l’Arrêt.

Ce délai a expiré depuis le 18 novembre 2017, l’Etat de Côte d’Ivoire ne s’est toujours pas exécuté.

Dans un courrier adressé par les partis politiques le 6 février 2018, au Président de la République, sollicitant la mise en œuvre de l’Arrêt de la Cour par l’organisation de larges concertations avec toutes les parties prenantes aux élections, le Président, dans sa réponse datée du 16 février 2018, à certes reconnu l’obligation de l’Arrêt, mais a rejeté son application qui ne lui parait pas opportun actuellement.

Venant au secours du Chef de l’Etat, le Ministre de la justice, dans une plaidoirie extrajudiciaire parue dans la presse du 12 mars 2018, tente de démontrer, sans preuves à l’appui, que la CEI actuelle a fait l’objet de consensus.

Il conclut que l’Arrêt ne peut être exécuté parce que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples n’a pas indiqué un modèle idéal de Commission Electorale.

Les Juristes, la communauté nationale et internationale ainsi que les investisseurs, apprécieront l’enthousiasme, le fair-play et la sincérité avec lesquels le gouvernement ivoirien se soumet aux décisions de justice lorsqu’il est pris en flagrant délit de viol des lois et des engagements pris à l’égard des tiers.

Le refus du gouvernement, d’appliquer l’Arrêt de la Cour pour modifier les textes de la CEI, enlève désormais à celle-ci toute légitimité et tout fondement juridique pour exercer sa mission.

En raison de tout ce qui précède les partis de l’opposition respectueux de l’Etat de Droit et surtout des décisions de justice :

– Retirent officiellement leur confiance et leur caution à la Commission Electorale Indépendante, ainsi qu’à tous les Commissaires y compris ceux qui siègent pour le compte des partis de l’opposition.

– Réaffirment, une fois pour toute, la rupture du consensus sur la CEI.
Si tant est qu’il y avait consensus, autour de la CEI, il est abrogé par la décision de justice de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des peuples, par le constat du viol de la constitution et des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire.

Cette position reste et demeure jusqu’à l’acceptation du gouvernement d’appliquer l’Arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Pendant cette période, les partis politiques rejettent toute activité ou consultation que la CEI est amenée à organiser, celle-ci étant frappée de nullité et de nul effet.

Les partis politiques de l’opposition invitent les Etats, les institutions et les organisations internationales, ainsi que tous ceux qui sont attachés à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice et à une démocratie vivante et exemplaire, en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire, de s’abstenir de collaborer avec un organe électoral rendu suranné, délictueux et illégal, par décision de justice.

Enfin les partis de l’opposition réitèrent leur appel à toutes les organisations politiques, syndicales et de la société civile à se rassembler pour faire face aux divers abus du pouvoir qui semblent relever désormais, en Côte d’Ivoire, de la gouvernance ordinaire.
Pour terminer nous invitons, les uns et les autres, à méditer l’article 16 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :

«Toute société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminés, n’a point de constitution».

Je vous remercie !

Fait à Abidjan le 19 Mars 2018

Les Partis Politiques de l’Opposition

 

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Message du gouvernement, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des forêts et de la journée mondiale de l’eau édition 2019

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Célébration de la journée internationale des forêts-2

Côte d’Ivoire – Ministère -Célébration de la journée internationale des forêts, le ministre Alain Donwahi sensibilise les élèves au planting des arbres




Chers concitoyens ;
Chers habitants de la Côte d’Ivoire ;
Mesdames et Messieurs

Le rôle capital des forêts et des ressources en eau pour la vie, pour les activités humaines, pour la durabilité des écosystèmes et le développement socio-économique, est aujourd’hui unanimement reconnu.

Ainsi, l’Organisation des Nations Unies, ayant pris la pleine mesure du phénomène alarmant de la déforestation et des menaces de toutes sortes qui pèsent sur la qualité et la disponibilité des ressources en eau, a proclamé, pour chaque année,
le 21 mars, « Journée Internationale des Forêts ».
et le 22 mars, « Journée Mondiale de l’Eau ».
Au cours de ces journées, tous les habitants de notre planète sont invités à reconnaître la valeur et l’importance des forêts et des ressources en eau, tant pour les générations actuelles que pour celles à venir.

En ce qui concerne la Journée Internationale des Forêts, le thème retenu pour l’année 2019 est : « Les forêts et l’éducation ».
A travers ce thème, l’humanité doit prendre conscience de la nécessité de s’inscrire dans une démarche d’éducation éco-citoyenne autour des enjeux de la forêt.

Il est donc important de sensibiliser les populations, et en particulier les enfants et les jeunes sur l’importance des forêts et des arbres, afin de les intégrer dans notre milieu de vie.
En ce qui concerne la Journée Mondiale de l’Eau dont nous célébrons cette année la 27ème édition, le thème est « NE LAISSER PERSONNE DE COTE ».

A l’occasion de ces célébrations, les établissements scolaires sont invités à initier à l’attention des élèves, des activités axées sur :
– des visites en forêt et aux abords des cours d’eau;
– des séances de sensibilisation sur les différentes fonctions des forêts et des eaux;
– l’organisation de divers concours sur la thématique de la forêt et des ressources en eau.
Il s’agit principalement de réintégrer la nature dans le système éducatif pour sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge à l’écologie et aux problématiques environnementales.

Pour y parvenir, le Ministère des Eaux et forêts a initié depuis le 10 juin 2013, un projet intitulé « Une école, 5 ha de forêt » qui est en cours sur l’ensemble du territoire national.

A ce projet, il faut désormais ajouter l’initiative prise le 15 novembre 2018 par Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, d’instituer l’opération « Un Ivoirien, un arbre planté chaque année pour la paix », à l’occasion de la « Journée de la paix en Côte d’Ivoire ».
C’est le lieu d’inviter toutes les couches sociales et en particulier les établissements scolaires, secondaires et universitaires à organiser sur toute l’année 2019 des activités en faveur de la forêt.

Concernant « La Journée Mondiale de l’Eau », son thème correspond bien à l’un des quatre principes de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), à savoir que « la mise en valeur et la gestion de l’eau doivent avoir un caractère participatif, en associant les utilisateurs, les planificateurs et les décideurs à tous les niveaux ».

A ce propos, sous l’égide de Monsieur le Président de la République, le Gouvernement a organisé en 2015, les Etats Généraux de la Forêt, de la Faune et des Ressources en Eau, dont l’une des recommandations a permis en février 2018, la création d’une Direction Générale des Ressources en Eau, au Ministère des Eaux et Forêts.
A travers cette action, le Gouvernement démontre son intérêt à développer les ressources en eau et à créer un cadre de concertation des acteurs sectoriels.

Il s’agit, en 2020, d’élaborer une politique nationale de l’eau, une politique volontariste et engagée, assortie d’une loi d’orientation et d’un plan national de gestion intégrée des ressources en eau. 
Chaque habitant de notre pays doit prendre conscience de l’utilité de l’eau pour en faire une exploitation rationnelle et durable, car aucune vie n’est possible sans eau ! En un mot, luttons tous ensemble pour préserver nos ressources en eau.

C’est le lieu pour nous, d’exprimer les remerciements du Gouvernement ivoirien aux différents Partenaires Techniques et Financiers dont l’appui n’a jamais fait défaut à notre pays.

Mesdames et Messieurs,
Chers Compatriotes,

Nous avons le devoir d’inculquer à tous nos concitoyens et singulièrement à nos enfants qui constituent l’avenir du pays, l’importance des forêts et des ressources en eau. En agissant ainsi, nous sommes persuadés que personne ne sera «laissée de côté» 

Oui, nous pouvons gagner ce pari ! Et nous devons le gagner, pour léguer aux générations futures, un pays écologiquement viable !

Vive la forêt ivoirienne réhabilitée!

Vivent les ressources en eau, en quantité et en qualité !

Pour que vive une Côte d’Ivoire prospère dans un environnement sain!

Je vous remercie.

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Offre d’emploi: Société Anonyme d’Assurance recrute 20 chefs de zone (H/F)

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Description du poste

UNE S.A RECRUTE POUR SON RÉSEAU 20 CHEFS DE ZONE H/F

COMMERCIAL(E) RATTACHE A L’INSPECTION COMMERCIALE VOUS SEREZ CHARGE DE :

.Développez un portefeuille de nouveaux adhérents et les fidéliser

.Vous développez le portefeuille de clients qui vous est confié, en allant à la rencontre des clients et prospects sur votre secteur géographique.

.Encadrer une équipe

.Gérer les ouvertures de marchés

Profil du poste

PROFIL RECHERCHE FORMATION BAC +2/ GESTION COMMERCIAL, RH-COM, COMMUNICATION MARKETING, VOUS JUSTIFIEZ D’UNE EXPÉRIENCE TERRAIN D’1 AN DANS LE DOMAINE COMMERCIAL. Vous êtes dynamique, organisé(e) et entreprenant(e).

Dossiers de candidature

Merci d’envoyer votre CV et lettre de motivation adressée au responsable réseau a l’adresse suivant : job.faveur@gmail.com

Date limite: 20/04/2019

NB: Nous tenons à rappeler que Côte d’Ivoire News, n’est pas le responsable de recrutement. Merci.

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Côte d’Ivoire – Droits de la femme et promotion du genre: Euphrasie Kouassi Yao parle des avancées

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Euphrasie Kouassi Yao parle des avancées en matière de droits de la femme

Côte d’Ivoire – Promotion du genre – Dans le cadre de la célébration internationale de la journée de la femme, le quotidien ‘’Financial Afrik’’, dans son numéro 58-du 15 mars au 14 avril 2019, est allée à la rencontre des femmes leaders qui incarnent la nouvelle vague dans le domaine du leadership, de l’entreprise et des affaires en général. Cela, tout en faisant le bilan en matière des droits de la femme.

Parmi ces femmes leaders, figure Euphrasie Kouassi Yao, coordinatrice du Compendium des Compétences féminines de Côte d’Ivoire, ainsi que Jeanne SISSOKO-ZEZE, Coach en Personal Branding et Directrice Générale de Reflet Consulting-Côte d’Ivoire, Fatoumata Ba, PDG de Janngo-Sénégal, Leila Bouamatou, DG de la Générale de Banque de Mauritanie, Seynabou DIA, PDG Global Mind Counsulting- Gabon, Marie Odile SENE KANTOUSSAN, DG de CFG Bourse-Dakar et Maria Nadolu, grand reporter -Roumanie.

« Les droits des femmes ont considérablement évolué en Afrique mais les préjugés demeurent  » , ont elles fait savoir.

Pour Euphrasie Kouassi Yao, ancienne ministre Ivoirienne de la femme et actuellement conseillère spéciale du président de la République chargée du genre, seule femme titulaire de la chaire UNESCO en Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire assure efficacement la valorisation de  ses femmes et de ses jeunes femmes.

A lire aussi //Journée internationale des femmes: Top 5 des femmes qui luttent pour l’autonomisation de la femme

Elle par ailleurs salué les actions du gouvernement Ivoirien dans le cadre de la promotion du genre ainsi que celui de la valorisation de la femme.

Érigée en programme national de développement depuis le 2 mars 2016, le Compendium assure la formation de ses membres et les aide à l’obtention de crédits auprès des institutions financières et encourage les femmes entrepreneures à lancer leurs activités.

Distinguée par l’Association des Conseils en Lobbying et Affaires Publiques de Côte d’Ivoire (ACLAP-CI) parmi les 100 personnalités ivoiriennes les plus influentes en 2018, militante du genre, Euphrasie Kouassi Yao s’est dit déterminée à continuer à se battre pour la réduction  des inégalités économiques, sociales et politiques partout en Afrique en vue de parvenir à une paix durable.

Femmes et promotion de la paix en Côte d’Ivoire

« Les femmes jouent un rôle déterminant dans la promotion de la paix car elle représente près de la moitié de la population ivoirienne. Si les femmes qui représentent la moitié de la population vivent dans des conditions décentes elles contribueront efficacement au processus de paix », a affirmé Euphrasie Kouassi Yao.

Ce qui justifie d’ailleurs son combat et son engagement pour l’aboutissement d’une meilleure justice sociale, économique et politique entre les femmes et les hommes.

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Abran Saliho

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