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ENTRETIEN EXCLUSIF: Côte d’Ivoire « Nous sommes ouverts à préparer l’alternance à M. Ouattara en 2020 »

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Le président Ouattara et Guillaume Soro

Meïté Sindou, proche de Guillaume Soro, s’explique sur les tensions grandissantes entre partisans du chef de l’Etat et ceux du président de l’Assemblée nationale.

Au sein du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO), le linge sale se lave de plus en plus en public. En cause, le lent mais évident divorce entre les cadres pro-Alassane Ouattara (ADO) et les pro-Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale et ancien patron des Forces nouvelles (ex-rébellion).

Schématiquement, les premiers reprochent aux seconds de ne pas avoir soutenu et donc permis la démilitarisation nécessaire au pays après la crise postélectorale de 2010-2011, de ne pas jouer franc-jeu et de trop afficher leurs ambitions pour 2020, alors même qu’ADO est encore au pouvoir.

Les seconds estiment que les faucons pro-ADO sont des « ingrats », à qui ils ont permis de prendre le pouvoir en 2011 et qui, dès leur accession aux affaires, se sont lentement mais sûrement débarrassés d’eux, à tous les échelons de l’Etat, mais aussi dans le milieu des affaires. Pour eux, la succession au président Ouattara n’est pas un tabou. Et si les deux protagonistes principaux de ce « psychodrame », ADO et Soro, sont silencieux, leurs proches, eux, n’hésitent pas à s’étriller par presse interposée ou sur les réseaux sociaux.
Symbole de ces dissensions : Meïté Sindou, ancien porte-parole de Guillaume Soro, nommé en 2011 secrétaire national à la gouvernance et au renforcement des capacités, limogé sans ménagement en juillet par le chef de l’Etat. Depuis, l’ancien journaliste, d’ordinaire assez discret, a décidé de s’expliquer. Entretien.

Vous avez été débarqué de votre poste à la mi-juillet. Quelles ont été les raisons invoquées ?
Meïté Sindou Officiellement, aucune. Selon de multiples sources, bien informées, le chef de l’Etat et son premier ministre me reprochent d’avoir participé à la rentrée politique de l’Union des soroïstes (UDS). Rentrée au cours de laquelle des injures auraient été proférées à l’encontre du chef de l’Etat, tout en faisant l’objet d’une tolérance coupable de ma part. Il ne s’agirait donc pas d’une cause administrative mais clairement d’un abus d’autorité et de pouvoir de la part du chef de l’Etat. Tout s’est passé comme si j’étais coupable d’un délit d’opinion.

Avez-vous des regrets ?
Si les raisons qui ont poussé à ma mise à l’écart s’avèrent véritables, je trouverais cela très dommage, car, au-delà même de mon cas personnel, cela irait dans le sens d’un recul en termes de démocratie et de liberté d’opinion en Côte d’Ivoire. Pour le reste, je n’ai aucun regret. Aucun.

L’Union des soroïstes, justement… C’est un nouveau mouvement lancé en juillet. Il y a eu ensuite, en août, la création de l’Amicale des forces nouvelles (AFN). Bien avant, le Réseau des amis de la Côte d’Ivoire (RACI), dont la proximité avec Soro est évidente. Votre camp multiplie les « mouvements » sans qu’on ne comprenne véritablement votre stratégie. Pourquoi ne créez-vous un parti politique ?

C’est un débat qui évidemment a lieu au sein même de nos propres rangs. Cependant, sur cette question, la position de Guillaume Soro est claire et nette : nous ne sommes pas prédisposés à créer un parti politique. Il estime que nous avons assez de partis politiques en Côte d’Ivoire aujourd’hui et que ces derniers ne garantissent pas, de toute façon, une légitimité populaire. Pour lui, il y a de nos jours d’autres formes d’organisations politiques qui permettent de porter la voix de nombreux Ivoiriens. Lesdits mouvements que vous citez ne sont que la conséquence d’un mouvement historique et large, auquel nous appartenons, que nous ressentons et qui s’est notamment traduit par la rébellion de 2002. Il y a un élan, un mouvement de soutien et de solidarité qui existe bel et bien sur le terrain, et ce depuis plus de quinze ans.

Certains disent que vous ne créez pas de parti parce que vos véritables militants ne seraient pas si nombreux…
Autour de Guillaume Soro, il y a déjà une équipe et nous travaillons depuis des années. Il y a des cadres de l’administration, des élus dans toutes les régions, des personnalités de la société civile, etc. Tout cela n’est pas formalisé, c’est tout. A-t-on besoin systématiquement de faire du bruit autour de toutes ces personnes et de tout ce que nous faisons ? Je ne le pense pas. Nous sommes sur le terrain et estimons qu’un élan politique fort doit partir de la base, car c’est de là que nous venons. Il faut écouter les Ivoiriens, tous les Ivoiriens, jusqu’au fin fond des campagnes, comprendre ce qu’ils veulent, leurs ressentis, leurs besoins. Et lorsque nous aurons rassemblé, mûri tout cela, vous serez informés des décisions que nous prendrons.

Entre Guillaume Soro et l’ex-président Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), c’est un peu la lune de miel. Pourtant, Henri Konan Bédié le répète : il compte sur l’alternance en 2020, avec une candidature unique du PDCI, soutenue par le RDR. Ce qui ne fait pas forcément vos affaires, puisque la candidature de Guillaume Soro en 2020 est un secret de polichinelle…
Encore une fois, nous sommes des acteurs politiques. Nous travaillons sur le terrain pour construire, année après année, le socle de notre légitimité. En 2020, selon l’avancement de ce travail, nous aviserons. Mais, pour nous, et pour paraphraser Guillaume Soro lui-même, il n’y a pas de fétichisme à avoir sur l’agenda électoral de 2020. Autrement dit, nous ne sommes pas arc-boutés sur les élections. Nous faisons de la politique, certes, mais nous sommes avant tout des patriotes, attachés à la stabilité et à la grandeur de la Côte d’Ivoire.

Et si le 17 septembre nous étions présents à l’anniversaire de l’Appel de Daoukro [qui faisait renoncer le PDCI à une candidature à la présidentielle de 2015 au profit du RDR], c’était tout simplement pour confirmer notre volonté de continuer à appartenir à la grande famille du RHDP [le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, la coalition qui comprend notamment le RDR et le PDCI]. Dans le cadre d’un RHDP parrainé par le président Bédié, comme il en est le cas actuellement, nous sommes totalement ouverts à la discussion et à la préparation d’un mécanisme d’alternance en 2020.

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Source: Le MondeAfrique

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Politique- Doumbia Kader:  »Je suis ni proche de Guillaume Soro, ni proche de Wattao »

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Kader - Doumbia - affirme - qu-il - n- est - ni - proche - de - Guillaume - Soro - ni - Wattao

Côte d’Ivoire – Politique – Doumbia Kader, Secrétaire général du Forum pour l’Etat de Droit (FED), a indiqué qu’il n’est ni proche de Guillaume Soro ni de Issiaka Ouattara dit Wattao comme l’a dit le journal ‘’jeune Afrique’’ dans sa parution du 3 au 9 février. C’était ce jeudi  lors d’une conférence de presse qu’il a animé à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau.

« Je pense qu’il est important pour moi, d’informer la presse, l’opinion nationale et internationale que je suis ni proche de Guillaume Soro, ni proche de WATTAO. Il s’agit tout simplement d’une grave confusion».

Cette affirmation de Doumbia Kader vise à démentir les propos de l’article de Jeune Afrique dans sa parution du 03 au 09 février  dans laquelle sa photo a été utilisée pour illustrer l’article sur l’arrestation d’un certain Doumbia Kader proche de Wattao et Soro.

Pour Doumbia Kader, il existe deux personnages à savoir un Doumbia Kader qui lutte pour l’instauration d’un Etat de Droit et un autre qui soutient un personnage en la personne de Guillaume SORO  qui est peu fréquentable et qui élimine tous ceux qui s’oppose à lui.

En  effet, le Secrétaire Générale du FED indique que « Soro est une personne infréquentable » avant de renchérit : « Je doute fort de la volonté de Soro de faire de la Côte d’Ivoire un Etat de Droit ».

Du point de vue de Doumbia Kader, Soro ne représente pas une alternative démocratique.

Une alternative démocratique qui doit se faire aussi sans Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara qui, selon le Secrétaire générale  du FED, peuvent incarner le changement dont a besoin la Côte d’Ivoire.

C’est en cela qu’il affirme en ces termes : « Il est maintenant temps que les jeunes ne soient plus sacrifiés. Il est l’heure pour ces trois de se retirer. C’est à Bédié, Ouattara  et Gbagbo de faire le sacrifice en acceptant de quitter la scène politique pour céder la place aux jeunes cadres qu’ils ont formées ».

Selon Doumbia Kader, cela permettra à la Côte d’Ivoire de tourner la page des décennies de crise qu’elle a connus et d’écrire  une nouvelle page.

© Côte d’Ivoire News

Akinbola Jamal

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Enseignement supérieur: Les enseignants entament une marche pacifique

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Les -enseignants - chercheurs - expriment - leur - ras- le - bol

Côte d’Ivoire – Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique – Le collectif des Enseignants chercheurs et chercheurs (CODEC), a exprimé son ras-le-bol à travers une marche pacifique, ce jeudi 21 février 2019, pour réclamer le départ du président Abou Karamoko, ainsi que la libération de leurs camarades détenus.

Suite à la détention de leurs collègues à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), le collectif des enseignants chercheurs et chercheurs demandent le départ d’Abou Karamoko, à la tête de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Sur des pancartes, l’on peut lire ‘’Abou, nous irons jusqu’au bout »,  »Nous demandons une bonne gouvernance de nos universités »,  »la force de l’argument et non l’argument de la force’’,  »nous demandons des bibliothèque à l’université Félix Houphouët-Boigny  » ,  »Les sanctions à l’égard des enseignants, ça suffit!  »

Rappelons qu’en plus de la marche des enseignants-chercheurs, la Fédération Estudiantine de Côte d’Ivoire (FESCI), a annoncé une marche pour ce vendredi 22 février, suite à la situation qui prévaut l’école Ivoirienne.

@CôtedivoireNews

Nestor Al-Firdaws

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Santé: La Côte d’Ivoire produit un remède naturelle et efficace contre le paludisme : L’ Artemisia

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Côte d’Ivoire – Santé – Depuis quelques temps, des scientifiques ivoiriens multiplient les séances de sensibilisation des populations à la culture de l’Artemisia ou armoise, un remède naturel jugé efficace contre le paludisme. 

et dont la vulgarisation pourrait contribuer à éradiquer cette maladie du pays, rapporte le site d’information scientifique Scidev.net.

Il s’agit d’une plante qui existe en deux types : l’Artemisia Annua (d’origine chinoise), et l’Artemisia afra (d’origine africaine). Ce végétal sous forme de hautes herbes aux feuilles pennées « est utilisé en Chine depuis des siècles pour soigner le paludisme », confie M. Souleymane Silué, enseignant-chercheur à l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo, dans le nord de la Côte d’ivoire.

Il a fait savoir que l’Artemisia a plusieurs vertus thérapeutiques, mais la plupart de leurs études sont concentrées sur le palu, surtout en Afrique subsaharienne, où la charge morbide est très élevée. 

La plante agit en éliminant du sang du sujet  le Plasmodium qui est évacué par l’urine et les petites transpirations; et ce grâce à ses centaines de composants, dont 20 interagissent contre le paludisme, explique Pierre Camara, du même institut.

Ce dernier souligne également que le remède ne contenant aucun produit toxique, il n’engendre pas d’effets secondaires chez le patient et n’a jusque-là pas encore subi des résistances.

Membres de la section ivoirienne de l’association internationale  La Maison de l’Artemisia, le chercheur procède, avec son équipe, à la formation d’une demi-douzaine de personnes, venues volontairement apprendre à cultiver l’armoise.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 216 millions de cas de paludisme ont été enregistrés en 2016 dans le monde, dont 90% dans la région africaine de l’organisation. La Côte d’Ivoire a quant à elle enregistré, dans la même année, 4,152 millions de cas, puis 3,557 de cas en 2017, selon des statistiques officielles.

« C’est pourquoi la population doit cultiver l’Artemisia et la prendre sous forme de tisane pour traiter le paludisme », plaide Souleymane Silué, citant plusieurs études cliniques réalisées sur des malades, qui ont abouti à des guérisons totales.


Le mode d’emploi de l’utilisation de l’Artemisia

Le mode d’emploi de l’utilisation de l’Artemisia est « très aisé », estiment ces spécialistes, précisant que le produit est utilisé essentiellement à titre curatif.

D’abord, il faut sécher les feuilles de la plante à l’ombre, après les avoir découpées. Ensuite, faire bouillir un litre d’eau, et à ébullition, ajouter cinq grammes de feuilles séchées et arrêter le feu.

« Il faut ensuite laisser cette tisane infuser pendant 15 à 20 minutes, voire une trentaine de minutes. On filtre le mélange obtenu par la suite et on boit tout le litre d’eau obtenue pendant une journée. Durant sept jours, il faut boire un litre de ce médicament et on obtient la guérison », assure Souleymane Silué.

En principe, après les deux premiers jours, la fièvre et les courbatures cessent. Mais le parasite n’étant pas encore éliminé, il faut continuer le traitement pendant sept jours, précise-t-il.

 Pierre Camara relève qu’un avantage important de l’Artemisia, c’est son accessibilité. « On peut la cultiver partout, même chez soi, à la maison. Elle est à la portée de tous ».

La Maison de l’Artemisia, en attendant que la culture du produit entre dans les mœurs de tous, en commercialise via des boutiques de vente de produits naturels, à un prix qu’elle juge abordable pour le citoyen moyen. Le paquet de 40 grammes, dose d’un traitement, se vend à 2.500 francs CFA.


L’objectif est d’emmener les populations ivoiriennes  à adopter cette tisane sous forme de thé pour pouvoir faire reculer le paludisme dans notre pays, affirme Pierre Camara.

Une ambition qui passe nécessairement par la formation et la sensibilisation des masses sur la question, à commencer par leur apprendre à connaître l’itinéraire cultural de l’Artemisia, considérée comme « très récalcitrante, parfois difficile à cultiver ».

À ce jour, l’Artemisia est cultivée dans des champs expérimentaux par l’association, notamment à Grand-Bassam, non loin d’Abidjan, mais aussi au jardin botanique de l’université de Korhogo.

Par ailleurs, à en croire les scientifiques, des partenariats sont en vue avec des infirmeries à Korhogo, afin de leur permettre de traiter leurs patients avec le médicament, pour contrôler d’éventuelles résistances.

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Risa de Stéphanie

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