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Côte d’Ivoire: SOS pour nos institutions par Hamed Koffi Zarour

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l'assemblée nationale Côte d'Ivoire - lors d'une séance plénière

Côte d’Ivoire – Il y a dans la plupart de nos pays d’Afrique subsaharienne, une pratique pernicieuse qui semble prendre racines. C’est cette tendance qu’ont nos institutions d’accomplir avec laxisme et très peu de conscience citoyenne, les missions pourtant hautement sensibles qui sont les leurs.

Nous avons encore en mémoire, le triste souvenir de l’introduction au parlement, du projet de loi portant régime juridique de la presse et de l’audio-visuel en Côte d’Ivoire. Sur les 255 députés que compte cette institution, seuls 170 étaient présents à l’ouverture de la plénière. Mais à l’heure des débats, il n’y avait en tout et pour tout que seulement 43 parlementaires dans l’enceinte de l’hémicycle. Tous les autres n’étaient venus, que pour faire acte de présence, avant de s’éclipser. Rien que 17% des députés étaient présents, pour connaitre d’un texte aussi fondamental que celui devant fixer le cadre de la liberté d’expression, dans un pays qui tente de sortir de plus de 20 années de violences et d’instabilité politique. Quel mépris pour les ivoiriens !

députés ivoiriens
Le mal est généralisé et s’étend à plusieurs autres domaines. Considérons les cartes nationales d’identité, dont l’Office National d’Identification (ONI) est la structure éditrice. Les plaintes contre les lenteurs interminables dans la délivrance de ce document précieux sont légions. Pourtant, fin 2014, le gouvernement annonçait le renforcement des capacités de productions à 100.000 cartes par mois. Mais la réalité sur le terrain est toute autre. Se faire établir une carte d’identité relève d’un éprouvant parcours du combattant. Pire, des investigations journalistiques nous interpellent depuis 2014, sur l’existence d’un vaste réseau de faussaires opérant dans ce domaine. Aucune réaction gouvernementale n’a été observée sur la question à ce jour. Quand on sait l’importance des CNI dans le processus électoral, les raisons de s’inquiéter du travail approximatif de l’ONI se justifient.
A propos même de processus électoral, que de drames n’avons-nous connus, du fait de processus électoraux bâclés, et finalement contestés, presque toujours avec violence ? La commission chargée des élections dans notre pays n’est visible qu’aux veilles des élections. Faisant de la précipitation et du travail approximatif ses alliés naturels. Que fait-elle tout le reste du temps? Dans les périodes « d’entre scrutins » ?
L’article 6 alinéa 3 du Code électoral dispose : « La liste électorale est tenue à jour ANNUELLEMENT par la Commission chargée des élections, pour tenir compte des mutations intervenues dans le corps électoral ». Cette disposition qui a pour finalité de garantir la fiabilité de la liste électorale, et sa conformités à la réalité, semble n’être dans la pratique qu’une vue de l’esprit. Rien n’est fait comme mise à jour annuelle. Aucun enrôlement, ni opération de vérification sur les listes n’est organisé pendant les périodes intermédiaires. L’on attend toujours que la pression propre aux périodes électorales soit à son comble pour revisiter, dans une suspicion généralisée, une liste qui pourtant végétait pendant les 4 longues années d’accalmie précédant l’élection.
A chaque échéance électorale, les adversaires dénoncent des inscriptions fictives, des doublons, de nombreux cas de personnes décédées encore présentes sur les listes. Les gouvernants et la commission en charge des élections prétextent de l’imminence des élections pour ne rien entreprendre comme mesures correctives. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les violences font partie désormais du décor naturel de nos élections.
Il y a quelques jours, le gouvernement annonçait les élections municipales pour le 1er semestre 2018. Que fait la CEI pour mettre à jour la liste électorale ? Extirper les noms qui doivent l’être, et ajouter ceux des nouveaux majeurs et autres personnes non encore inscrites ? Silence radio !

Il nous faut de nouveaux paradigmes institutionnels. Cette mutation passe par un changement effectif de mentalités d’une part, et d’autre part par une implication réelle et véritable des institutions chargées de contrôler les activités institutionnelles.
La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance par exemple, a juridiquement les moyens de mettre un terme à tous les manquements indexés plus haut. Mais il est malheureux de constater qu’elle-même n’est pas épargnée par les maux décriés. Depuis sa mise sur pied, elle brille par son silence.
Il est temps, pour le bien de notre pays, que chaque institution, dans les missions qui lui sont assignées, jouent avec dévotion et engagement citoyen, sa partition.

 

©CotedivoireNews

Une contribution libre de Hamed Koffi Zarour

 

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Politique- Doumbia Kader:  »Je suis ni proche de Guillaume Soro, ni proche de Wattao »

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Kader - Doumbia - affirme - qu-il - n- est - ni - proche - de - Guillaume - Soro - ni - Wattao

Côte d’Ivoire – Politique – Doumbia Kader, Secrétaire général du Forum pour l’Etat de Droit (FED), a indiqué qu’il n’est ni proche de Guillaume Soro ni de Issiaka Ouattara dit Wattao comme l’a dit le journal ‘’jeune Afrique’’ dans sa parution du 3 au 9 février. C’était ce jeudi  lors d’une conférence de presse qu’il a animé à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau.

« Je pense qu’il est important pour moi, d’informer la presse, l’opinion nationale et internationale que je suis ni proche de Guillaume Soro, ni proche de WATTAO. Il s’agit tout simplement d’une grave confusion».

Cette affirmation de Doumbia Kader vise à démentir les propos de l’article de Jeune Afrique dans sa parution du 03 au 09 février  dans laquelle sa photo a été utilisée pour illustrer l’article sur l’arrestation d’un certain Doumbia Kader proche de Wattao et Soro.

Pour Doumbia Kader, il existe deux personnages à savoir un Doumbia Kader qui lutte pour l’instauration d’un Etat de Droit et un autre qui soutient un personnage en la personne de Guillaume SORO  qui est peu fréquentable et qui élimine tous ceux qui s’oppose à lui.

En  effet, le Secrétaire Générale du FED indique que « Soro est une personne infréquentable » avant de renchérit : « Je doute fort de la volonté de Soro de faire de la Côte d’Ivoire un Etat de Droit ».

Du point de vue de Doumbia Kader, Soro ne représente pas une alternative démocratique.

Une alternative démocratique qui doit se faire aussi sans Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara qui, selon le Secrétaire générale  du FED, peuvent incarner le changement dont a besoin la Côte d’Ivoire.

C’est en cela qu’il affirme en ces termes : « Il est maintenant temps que les jeunes ne soient plus sacrifiés. Il est l’heure pour ces trois de se retirer. C’est à Bédié, Ouattara  et Gbagbo de faire le sacrifice en acceptant de quitter la scène politique pour céder la place aux jeunes cadres qu’ils ont formées ».

Selon Doumbia Kader, cela permettra à la Côte d’Ivoire de tourner la page des décennies de crise qu’elle a connus et d’écrire  une nouvelle page.

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Akinbola Jamal

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Enseignement supérieur: Les enseignants entament une marche pacifique

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Les -enseignants - chercheurs - expriment - leur - ras- le - bol

Côte d’Ivoire – Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique – Le collectif des Enseignants chercheurs et chercheurs (CODEC), a exprimé son ras-le-bol à travers une marche pacifique, ce jeudi 21 février 2019, pour réclamer le départ du président Abou Karamoko, ainsi que la libération de leurs camarades détenus.

Suite à la détention de leurs collègues à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), le collectif des enseignants chercheurs et chercheurs demandent le départ d’Abou Karamoko, à la tête de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Sur des pancartes, l’on peut lire ‘’Abou, nous irons jusqu’au bout »,  »Nous demandons une bonne gouvernance de nos universités »,  »la force de l’argument et non l’argument de la force’’,  »nous demandons des bibliothèque à l’université Félix Houphouët-Boigny  » ,  »Les sanctions à l’égard des enseignants, ça suffit!  »

Rappelons qu’en plus de la marche des enseignants-chercheurs, la Fédération Estudiantine de Côte d’Ivoire (FESCI), a annoncé une marche pour ce vendredi 22 février, suite à la situation qui prévaut l’école Ivoirienne.

@CôtedivoireNews

Nestor Al-Firdaws

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Santé: La Côte d’Ivoire produit un remède naturelle et efficace contre le paludisme : L’ Artemisia

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Côte d’Ivoire – Santé – Depuis quelques temps, des scientifiques ivoiriens multiplient les séances de sensibilisation des populations à la culture de l’Artemisia ou armoise, un remède naturel jugé efficace contre le paludisme. 

et dont la vulgarisation pourrait contribuer à éradiquer cette maladie du pays, rapporte le site d’information scientifique Scidev.net.

Il s’agit d’une plante qui existe en deux types : l’Artemisia Annua (d’origine chinoise), et l’Artemisia afra (d’origine africaine). Ce végétal sous forme de hautes herbes aux feuilles pennées « est utilisé en Chine depuis des siècles pour soigner le paludisme », confie M. Souleymane Silué, enseignant-chercheur à l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo, dans le nord de la Côte d’ivoire.

Il a fait savoir que l’Artemisia a plusieurs vertus thérapeutiques, mais la plupart de leurs études sont concentrées sur le palu, surtout en Afrique subsaharienne, où la charge morbide est très élevée. 

La plante agit en éliminant du sang du sujet  le Plasmodium qui est évacué par l’urine et les petites transpirations; et ce grâce à ses centaines de composants, dont 20 interagissent contre le paludisme, explique Pierre Camara, du même institut.

Ce dernier souligne également que le remède ne contenant aucun produit toxique, il n’engendre pas d’effets secondaires chez le patient et n’a jusque-là pas encore subi des résistances.

Membres de la section ivoirienne de l’association internationale  La Maison de l’Artemisia, le chercheur procède, avec son équipe, à la formation d’une demi-douzaine de personnes, venues volontairement apprendre à cultiver l’armoise.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 216 millions de cas de paludisme ont été enregistrés en 2016 dans le monde, dont 90% dans la région africaine de l’organisation. La Côte d’Ivoire a quant à elle enregistré, dans la même année, 4,152 millions de cas, puis 3,557 de cas en 2017, selon des statistiques officielles.

« C’est pourquoi la population doit cultiver l’Artemisia et la prendre sous forme de tisane pour traiter le paludisme », plaide Souleymane Silué, citant plusieurs études cliniques réalisées sur des malades, qui ont abouti à des guérisons totales.


Le mode d’emploi de l’utilisation de l’Artemisia

Le mode d’emploi de l’utilisation de l’Artemisia est « très aisé », estiment ces spécialistes, précisant que le produit est utilisé essentiellement à titre curatif.

D’abord, il faut sécher les feuilles de la plante à l’ombre, après les avoir découpées. Ensuite, faire bouillir un litre d’eau, et à ébullition, ajouter cinq grammes de feuilles séchées et arrêter le feu.

« Il faut ensuite laisser cette tisane infuser pendant 15 à 20 minutes, voire une trentaine de minutes. On filtre le mélange obtenu par la suite et on boit tout le litre d’eau obtenue pendant une journée. Durant sept jours, il faut boire un litre de ce médicament et on obtient la guérison », assure Souleymane Silué.

En principe, après les deux premiers jours, la fièvre et les courbatures cessent. Mais le parasite n’étant pas encore éliminé, il faut continuer le traitement pendant sept jours, précise-t-il.

 Pierre Camara relève qu’un avantage important de l’Artemisia, c’est son accessibilité. « On peut la cultiver partout, même chez soi, à la maison. Elle est à la portée de tous ».

La Maison de l’Artemisia, en attendant que la culture du produit entre dans les mœurs de tous, en commercialise via des boutiques de vente de produits naturels, à un prix qu’elle juge abordable pour le citoyen moyen. Le paquet de 40 grammes, dose d’un traitement, se vend à 2.500 francs CFA.


L’objectif est d’emmener les populations ivoiriennes  à adopter cette tisane sous forme de thé pour pouvoir faire reculer le paludisme dans notre pays, affirme Pierre Camara.

Une ambition qui passe nécessairement par la formation et la sensibilisation des masses sur la question, à commencer par leur apprendre à connaître l’itinéraire cultural de l’Artemisia, considérée comme « très récalcitrante, parfois difficile à cultiver ».

À ce jour, l’Artemisia est cultivée dans des champs expérimentaux par l’association, notamment à Grand-Bassam, non loin d’Abidjan, mais aussi au jardin botanique de l’université de Korhogo.

Par ailleurs, à en croire les scientifiques, des partenariats sont en vue avec des infirmeries à Korhogo, afin de leur permettre de traiter leurs patients avec le médicament, pour contrôler d’éventuelles résistances.

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Risa de Stéphanie

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