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Enquête Express: Quand le téléphone mobile devient un outil de tricherie à l’écoles, les professeurs coupables et complices

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Le téléphone portable, un outil indispensable utilisé à d’autres fins par les élèves.

Côte d’Ivoire – Education nationale – Le téléphone mobile nécéssité de rester en contact avec l’extérieur est devenu le nouveau instrument de la tricherie dans nos lycées et collèges. Dans les classes, ils s’en servent avec maestria à travers des stratégies très impressionnantes. Bienvenue dans l’univers de la triche téléphonique.

De nombreux élèves refusent quelquefois d’apprendre leurs leçons, comptant sur leur téléphone mobile pour se sortir d’affaire lors des devoirs et interrogations.

Konaté Andréa Mélissa, âgée de 10ans, et en classe de 6ème dans un lycée d’Abobo Dokui, fait cette révélation : « Quand on nous donne souvent des exercices, surtout en Histoire, où les leçons sont longues et difficiles à étudier, on vient  ici (NDLR/ devant l’école), chacun paye la somme de 100 FCFA. L’argent est collecté pour faire un transfert crédits sur un ou deux des numéros de nos camarades du groupe. On se connecte à partir du téléphone. Il y a des fois où on va sur Google, quand c’est un exercice d’anglais. Moi, je ne connais pas le site. Mais, mes camarades y vont et effectuons des recherches. Ceux qui sont malins essaient de changer un peu les phrases pour que le professeur ne s’en rende pas compte ».

Le téléphone, ou plutôt l’Internet se présente donc comme un outil de tricherie bien connu par les adolescents.

Sous le couvert de l’anonymat, un élève de 13 ans en classe de 4ème a confié, à ce sujet : « Moi, en tout cas, j’ai fait cela qu’une seule fois. Ce jour-là, j’étais fatigué car j’étais allé jouer, alors que j’avais un devoir d’EDHC (Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté) le lendemain. J’ai donc demandé à un ami de m’expliquer la stratégie qu’il utilisait pour entrer en classe avec un téléphone et s’en servir pendant les devoirs. Il m’a révélé qu’il dissimulait le téléphone éteint dans une culotte en dessous du pantalon de la tenue réglementaire. Cela est renforcé par une manière de se fourrer. Aussi, est-il difficile de repérer l’appareil même lorsqu’on est palpé. Une fois en classe, il faut une permission pour se rendre aux toilettes. Arrivé dans les toilettes, le téléphone est retiré de la culotte et inséré dans la poche du pantalon de la tenue réglementaire. De retour en classe, il est alors possible de s’en servir en cherchant discrètement les réponses aux questions sur Google ».

Quand les profs appellent à la triche !

 

A cet sujet, d’ailleurs, Sommet Maurice, professeur d’Espagnol dans le même établissement a indiqué c’est la raison pour laquelle, il est très souvent constaté que les élèves donnent des réponses qui sont au-delà de leurs connaissances. Ils utilisent parfois, selon lui, des expressions espagnoles peu connues ou encore soutenues qui ne sont pas de leur niveau. « Ce sont mes élèves et je connais le niveau de chacun d’eux. En fonction du niveau d’un élève, je peux savoir en quelque sorte s’il peut s’exprimer comme il le fait, parce qu’il y’a des mots ou expressions qu’il ne peut pas connaître  », a-t-il ajouté.

Le téléphone portable à l’école, sujet à polémique

Pour certains parents, la mise à disposition d’un téléphone portable à leur enfant révèle avant tout d’une question de sécurité. Pour ces derniers, avec l’insécurité ambiante, l’appareil permet d’être en contact de façon permanente avec sa progéniture. C’est le cas de Ramatou Touré, enseignante dans un lycée d’Abidjan-Cocody : « Vous voyez, moi, je suis professeure  de lycée. (…) Je suis mariée et mère de quatre enfants. Je leur achète des téléphones. Mais, je le fais avec stratégie. C’est-à-dire, après l’entrée en 6ème, j’achète un petit téléphone pour que l’enfant puisse se connecter. Car on ne sait jamais, il peut être en danger et avoir besoin de me joindre. Mais, je signale que dès son arrivée de l’école, je lui reprends le téléphone pour qu’il travaille (étudie). Il utilise ce téléphone jusqu’en classe de Terminale. En Terminale, je lui achète un téléphone qui peut lui permettre de se connecter et faire des recherches pour mieux comprendre ses cours. Après le BAC, je lui achète maintenant un ordinateur portable, car à cet âge, je considère que l’enfant est conscient de ses actes », explique-t-elle.

 

Ce que dit le gouvernement

© CotedivoireNews 

Abran Saliho

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Concours de beauté: Dominique Ouattara marraine de Awoulaba 2019

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Côte d’Ivoire – Culture – concours de beauté – La première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara est la marraine de l’édition 2019 du concours de beauté aux normes africaines dénommé « Awoulaba Côte d’Ivoire ».

Selon Geneviève Dahon, la présidente de cet évènement de alorisation et de promotion de la beauté authentique « made in Africa », les présélections de la compétition démarrent le 16 mars 2019 par la région de Man pour s’achever le 22 Juin à Abidjan Port-Bouët. Et la finale prévue pour le samedi 3 Août 2019.

La course à la succession de Tapé Lou Stéphanie (Awoulaba CI 2018) est donc lancée.

©CotedivoireNews pour Pressecotedivoire

Solange ARALAMON

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Diaspora: Un étudiant ivoirien victime d’une agression par un professeur en France

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Côte d’Ivoire – Diaspora – France – Les réseaux sociaux font échos depuis quelques jours d’une agression « verbale » qui frise le racisme, dont serait victime un étudiant d’origine ivoirienne, au département d’études en histoire-géographie de l’Université de Rennes 2 en France.

Les étudiants internationaux protestent en ce moment, contre la hausse des frais d’inscription dans les universités françaises. Comme il est de coutume, les étudiants sur autorisation de la résidence, obtiennent une dizaine de  minutes d’interventions en amphi pour passer les messages et informer l’ensemble des étudiants.
Une manifestation apparemment soutenue par la présidence de l’université qui a fourni l’autorisation, mais visiblement la démarche n’est pas du gout d’un professeur.
Ainsi, alors qu’il donnait son cours, le professeur par ailleurs directeur du département d’histoire de l’université a été interrompu par un groupe d’étudiants pour une petite intervention au sujet de la hausse de ces frais,  une situation habituelle, selon certains.
« Car Habituellement, les interventions en amphi durent 10 minutes et se passent toujours bien », raconte un étudiant à la presse.
Cependant, ce jour-là, rien ne se passera comme prévu. L’intervenant, un étudiant ivoirien, attendra quelques minutes sur le côté le temps que le professeur termine de parler.
Fatigué d’attendre, l’étudiant se rapproche de lui  afin de prendre la parole, il sera aussitôt renvoyé dans les cordes par l’enseignant qui le prendra par le col afin de le jeter dehors, le tout, en l’insultant de « connard ». « Le prof l’imitait avec un accent africain », indique un étudiant. La situation vire alors à la violente bousculade et l’étudiant ivoirien, en situation de handicap doit s’agripper à son professeur afin de ne pas se retrouver par terre. Un groupe d’élèves interviendra alors afin de les séparer et permettre au jeune ivoirien de livrer son message.
Les étudiants solidaires
« Le professeur le coupait à chaque fois en lui demandant s’il avait sa carte d’étudiant ou en l’imitant avec un accent africain » confirme un autre étudiant. À la fin du cours, l’enseignant s’en prendra ensuite à tout son amphi, qu’il accusera de ne pas l’avoir assez soutenu dans sa démarche. La nouvelle se répand très vite dans l’université. L’étudiant a reçu le soutien des organisations d’étudiants.
La présidence a confirmé l’incident et a assuré que des sanctions seront rapidement annoncées.
« S’il revient nous donner un cours à la rentrée, on quittera l’amphi… Et on ne sera pas les seuls », ont menacé les étudiants.

©CotedivoireNews

Paula K. avec Blackson Dodo Sylvain pour Akody


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FESPACO 2019: Le film Ivoirien « Résolution » à la conquête de l’étalon d’or du Yennenga

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Culture – Cinéma – La Côte d’Ivoire est présente dans le starting-block pour la conquête du Grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), l’étalon d’or  du Yennenga avec un long métrage fiction intitulé « Résolution ».

La projection de presse, de ce film de 105 minutes, est programmée pour le 27 février à 8 heures au Ciné Nerwaya et le même jour à 18h 30 mn au Ciné Burkina. C’est le seul film ivoirien sur les 23 sélectionnés en course pour le sacre continental. Dans ce film coréalisé par Boris Oué et Marcel Sangne, et produit par  Evelyne Ily, il est question de la violence faite aux femmes et tout ce qui en découle. Lire la suite ici

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