Litige foncier: L’artiste Nayanka Bell condamnée à 3 ans de prison  » c’est ridicule »

Nayanka bell

Côte d’Ivoire – Musique – Nayanka Bell condamnée par la justice ivoirienne à 3 ans de prison ferme avec une amende de 160 millions de FCFA. Tel est le verdict du tribunal qui a été rendu à la surprise générale.

La chanteuse ivoirienne Nayanka Bell a été condamnée ce mercredi 16 mai par la justice ivoirienne. Dans l’affaire du litige foncier l’opposant à des villageois d’Ano à Agboville au sud de la Côte d’Ivoire, la chanteuse a reçu le très amer verdict de sa condamnation à 3 ans de prison ferme avec une amende de 160 millions FCFA. L’artiste a fondu en larme après avoir été informé de la sentence, nous a confié une source proche de l’artiste.

Cette affaire de litige foncier qui dure depuis plusieurs années à connu un virage décisif. Après une première comparution de la chanteuse le 02 mai, son procès avait été renvoyé au mercredi 16 mai par le président de la Cour d’appel de la chambre civile. Alors qu’elle nourrissait l’espoir d’avoir un acquittement dans cette affaire en plaidant Innocente et non coupable lors de son audience, le verdict est finalement tombé.

A peine le verdict tombé que notre confrère de Afriki-presse a pu tirer quelques mots de Me Dogo Koudou Martin, avocat de Nayanka Bell que nous vous proposons.

Me Dogo Koudou Martin,

Maître, nous venons d’apprendre que votre cliente Nayanka Bell a été condamnée dans le cadre du procès qui l’oppose dans sa région à un groupe de personnes concernant des lots, des terrains?
 
La décision est surprenante parce qu’effectivement, il n’y a rien dans son dossier qui mérite qu’elle soit condamnée.
 
Quelle peine exacte lui a été infligée parce que nous avons lu sur les réseaux sociaux qu’elle aurait été condamnée à 3 ans de prison ferme et qu’elle devrait payer la somme de 160 millions de Francs Cfa ?
 
Non, non, non, ce n’est pas 160 millions Fcfa mais plutôt 70 millions Fcfa .
 
Mais elle est condamnée à écoper 3 ans de prison ferme ?
 
Oui, décision qui a été confirmée par la Cour d’appel. Décision qui est fortement surprenante d’autant que dans le dossier, il n’y a aucun élément qui démontre qu’elle a commis les faits qu’on lui reproche.
 
Et qu’est-ce qu’on lui reproche ?
 
On lui reproche d’avoir détruit des plants faits de mains d’hommes, c’est-à-dire des plantations de près de 80 hectares, à la machette et à la tronçonneuse, elle-même, s’il vous plaît. C’est d’un ridicule et dans le dossier, si vous voulez, le Parquet général n’a pas requis contre elle quoi que ce soit. Le Parquet général a demandé l’infirmation du jugement d’Agboville, disant qu’elle n’avait commis aucune infraction pénale.
 
Quelle sera maintenant, la prochaine action qu’entreprendra la défense que vous représentez ?
 
On se réserve, on réfléchit. Nous allons faire un pourvoir en cassation parce que d’un point de vue juridique, même ceux qui l’accusent n’ont pas d’éléments fragrants de sa culpabilité. Et même l’expert agricol a dit : « selon nos instructions, ce serait… ». Et c’est sur la base de «ce serait » qu’on condamne quelqu’un à 3 ans de prison ? Vous comprenez bien qu’il y a un problème. On la condamne sur la base de l’exposé d’un expert agricol dans lequel l’expert dit : «ce serait ». Ce serait Mme Aka Louise de Marillac (le nom à l’état civil de Nayanka Bell : Ndlr) ou Madame Nayanka Bell qui aurait commis les faits, «ce serait ». C’est donc sur la base de «ce serait » qu’on dit qu’elle est coupable. C’est vrai qu’en droit, le doute bénéficie à l’accusée et le doute ne lui a pas bénéficié, c’est d’autant plus curieux que c’est un principe général de droit.

 

©CotedivoireNews
Par Madoussou Ouattara
Interview réalisé par Claude Dassé
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