C’était à l’origine un petit village de pécheurs appelé Santey. Par un quiproquo entre l’administration coloniale et les populations de la zone, il a pris le nom d’Abidjan. Rien ne prédestinait Abidjan à devenir une capitale. Une longue lutte s’est instaurée entre les colons commerçants et l’administration coloniale pour le transfert de la capitale à Abidjan. La décision de quitter Grand-Bassam avait été prise à la fin du XIXè siècle en raison principalement de l’insalubrité du site. Après plusieurs hésitations, de nombreuses recherches pour le choix d’un nouveau site, des rivalités constantes entre administrateurs et commerçants, Bingerville d’abord, puis Abidjan, deviennent successivement capitale de la colonie de Côte d’Ivoire.
Abidjan, centre de l’économie de traite
Le choix d’Abidjan comme capitale économique et administrative s’explique par plusieurs facteurs: son site plus aéré et plus salubre que celui de Bassam, la présence du chemin de fer, le creusement du canal et la possibilité d’un port en eau profonde, sa situation sur la lagune ébrié, centre névralgique du commerce colonial, sa proximité avec Grand-Bassam, centre économique le plus important de la colonie.
Il s’agissait pour l’administration coloniale de disposer d’une ville qui remplissait à la fois la fonction de capitale administrative par ses conditions de salubrité et les fonctions économiques par sa capacité à drainer les produits d’un arrière-pays agricole riche et disposant d’infrastructures nécessaires pour l’évacuation de ces produits. Bassam, première capitale était insalubre bien que disposant d’infrastructures économiques importants. Des épidémies de fièvre jaune décimaient régulièrement la population européenne de la colonie: 1842 1857, 1902, 1903. Bingerville, capitale de 1900 à 1934, bien que situé sur un plateau, et donc très salubre, était condamnée par la situation escarpée de son site. Elle est en outre excentrée par rapport à la lagune Ebrié, centre du commerce de la colonie. Elle était donc condamnée à demeurer » la ville des gouverneurs ». Abidjan, situé sur un plateau, sur la lagune Ebrié, avait une voie ferrée internationale, une ouverture sur la mer avec la possibilité d’un canal et d’un port en eau profonde. Elle remplissait les conditions tant recherchées par la métropole et devient capitale de la colonie à partir de 1934. Elle a impulsé la prospérité de la colonie de Côte d’Ivoire à partie des années 50.
Abidjan, la capitale du miracle économique
Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire
De 1960 à 1975, la Côte d’Ivoire connaît une prospérité sans précédent reposant sur l’exploitation des produits de traite. Abidjan a été le principal bénéficiaire des retombées de ce développement fulgurant connu sous le nom de » miracle ivoirien ». La ville se modernise rapidement et à côté des bâtisses coloniales déjà somptueuses et imposantes, se dressent désormais des immeubles de grand luxe pour les services administratifs, financiers, hôteliers et même des bâtiments privés. C’est de cette époque que datent les appellations « Manhattan des tropiques », « Perle des lagunes », « Petit Paris » attribuées à la ville. Elle suscite admiration et fierté chez les ivoiriens mais aussi chez tous les africains qui la célèbrent à travers chansons et écrits.
Depuis 1983, elle n’est plus que la capitale économique du pays, les fonctions administratives et politiques étant désormais dévolues à Yamoussoukro, ville natale du Président Félix Houphouët-Boigny. Mais dans les faits, elle continue de jouer les deux rôles, le pouvoir politique ayant du mal à regagner ses nouveaux locaux.
Côte d’Ivoire – Découverte – Région du Tonpki – Situé à 600 km d’Abidjan, Man est le chef-lieu de la région du Tonkpi et capitale du District des Montagnes comprenant également les régions du Guemon et du Cavally.
La ville de Man appelée la “cité des 18 Montagne” à cause des nombreuses chaînes de montagnes qui la ceinturent, ainsi la ville à l’intérieur d’une cuvette. C’est une ville de 4140, 7 km2 avec une population estimée à 188 704 habitants, selon le Recensement général de la population et l’habitat (RGPH) de 2014.
Historique
Après la capture de l’Almamy Samory Touré à Guélémou en 1898, les Français décidèrent de pacifier le Haut-Cavally. Les premières colonies militaires venant de Touba s’installèrent à l’actuel carrefour de la route du Mont Tonkpi. Leur Cohabitation avec les populations autochtones guerrières fut très difficile.
En 1911, le Capitaine Blondiaux, après avoir soumis le village de Gbêpleu, transféra le campement français au-delà de la rivière KO ou furent construits les premiers bâtiments administratifs.
Ce nouveau poste français appelé : « Kouipleu » ou village des Blancs par les indigènes prend le nom de Man, en souvenir de l’ancien village des guerriers Dan, situé sur la colline au-dessus de l’actuelle résidence de l’Evêque du diocèse de Man.
Présentation démographique
Les populations autochtones sont les Dan également appelés Yacouba. On y trouve d’autres ethnies du pays tels que les Toura, les Wobe, les Guérés, les Mahou (ka), les Malinké, les Koyaka, les Sénoufo et les Baoulé. Les ressortissants de pays voisins et de la sous-région partagent l’espace avec ces derniers. Ainsi on rencontre des Burkinabé, des Guinéens, des Maliens, des Sénégalais et des Nigériens.
Atouts touristiques
Man constitue une destination touristique de premier choix en Côte d’Ivoire. En effet, la ville abrite de nombreux sites (Cascades naturelles de Zadepleu, forêt sacrée de Gbepleu, Le Tonkpi, la Dent de Man…) et attraits touristiques (les tisserands, les masques…) qui la placent au nombre des villes les plus visitées de Côte d’Ivoire.
Accessible par voie aérienne et par la route, la ville renferme des hôtels de hauts et moyens standings, des restaurants aux offres variés (spécialités européennes et africaine), un Centre hospitalier régional (CHR), une préfecture et deux commissariats de police, une brigade, une compagnie et une légion de gendarmerie.
Religion
L’Islam et le christianisme sont les religions dominantes parmi les populations. Cependant le culte ancestral reste encore ancré chez les populations locales.
Le climat
La végétation est dominée par la forêt dense. Le climat est de type tropical. À ce titre l’on trouve sur le marché toutes sortes de produits liés à ce type de climat : banane, patate, manioc, igname, l’huile rouge.
Le café et le cacao sont les principales cultures de rente des paysans.
Economie
L’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Les principales cultures, industrielles sont le Café, et le Cacao, auxquelles s’ajoute la Colas, qui fait l’objet d’un commerce traditionnel avec les pays du Sahel.
Un essai d’acclimatation du Quinquina a été effectué avec succès en altitude, sur le Mont Tonkpi. Le sous-sol est prometteur (fer, nickel). Les cultures vivrières pratiquées à Man sont : le Riz, le Manioc, l’Igname, le Maïs, l’Arachide, la Patate, la Banane etc.…
Les Banques présentes dans la ville de Man sont la B I A O, la SGBCI, la SIB, la BACI et la BCEAO et la FIDRA.
Au niveau commercial, la commune de Man possédait un grand marché (projet de reconstruction en cours) au quartier Commerce et des marchés annexes dans les quartiers Grand-Gbapleu, Libreville et Doyagouiné II.
Traditionnellement le grand jour du marché demeure le Vendredi auquel s’ajoute en renfort le Lundi.
De nombreuses maisons d’Import-export et plusieurs banques commerciales possèdent leurs agences à Man, y compris la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (B C E A O)
Côte d’Ivoire – Découverte – Région de l’Indénié-Djuablin – Située à 210 kilomètres d’Abidjan, Abengourou est une ville à l’Est de la Côte d’Ivoire dont sa création remonte à la fin du 19è siècle . Elle fait partie du district de Comoé dans la région de l’Indénié-Djuablin . Découvrez l’histoire ainsi que les atouts de cette ville.
Abengourou est le fief des Agnis. Peuple originairement issu du Ghana, les Agnis ont migré vers la Côte d’Ivoire avec le grand groupe Akan.
Historique
La création de la ville d’Abengourou remonte à la fin du 19è siècle. En effet, à cette époque, un membre de la famille du roi AHY BAHYE, répondant au nom de MIAN KOUADIO, émigre du Ghana avec ses sujets et ses troupes et décide de s’installer dans cette région giboyeuse. Après avoir résidé au départ à Adaou, MIAN KOUADIO crée un campement qui le rapproche de sa zone de chasse, sur le site actuel du quartier Agnikro ancien et qu’il baptise M’Pékro ; c’est-à-dire en ashanti « je ne veux pas d’histoire »
Au fil du temps, de déformations en déformations, l’appellation M’Pékro évoluera pour être, en fin de compte, enregistré par l’administration coloniale sous la forme actuelle d’Abengourou.
Traditionnellement, Abengourou est le chef-lieu politique et spirituel de l’Indenié, confédération de plusieurs royaumes d’origine ghanéenne. En tant que tel, l’Indenié a toujours été géré comme un état durant la période précoloniale.
Cette pratique suivra également à la colonisation plus singulièrement en ce qui concerne l’administration des hommes et des coutumes.
Depuis le 07 août 1960, le royaume de l’Indenié relève de la souveraineté de la République de Côte-d’Ivoire. Et tout en observant les lois nationales, il a conservé l’essentiel des pouvoirs qui sont les siens depuis l’époque coloniale à l’égard du peuple « Agni-N’Denyé »
Noms de quelques anciens maires d’Abengourou
ANVO Guetat Eugène de 1980-1985
TIEMELE Aka Bathélemy de1985-1990
BOA THIEMELE Amoakon Edjampan de 1990-1995
KOUASSI AKON Yao Nicolas de 1996-2000
Evolution administrative
La première session administrative de la ville d’Abengourou date du début du XXème siècle. Et depuis lors elle n’a cessé d’évoluer.
En effet, c’est en 1916 qu’Abengourou est érigée en chef-lieu du cercle de l’Indénié. Cette date marque par la même occasion le point de départ de son essor démographique. La création de Dioulakro (quartier des commerçants allogènes) vers 1945 en est l’illustration.
En 1953, Abengourou est érigée en commune mixte de 1er degré, par l’arrêté général n° 7189/AP/BC du 30 août 1956.
En 1960, la Côte-d’Ivoire accède à l’indépendance. Des 1963, la ville d’Abengourou est choisie comme chef-lieu du département de l’est par la loi n°63-83 du 02 mars 1963, dans le cadre de l’organisation du nouvel Etat.
Puis, une réforme administrative municipale amorcée par la loi n°80-1160 du 17 Octobre 1980 relative à l’organisation municipale a permis à Abengourou de consolider son rôle de collectivité locale avec des pouvoirs renforcés grâce auxquels elle va s’insérer dans la chaine culturelle mondiale à travers des structures telles que :
– L’union des Villes et Communes de Côte-d’Ivoire (UVICOCI)
-La Fédération Mondiale des villes jumelées
-Les Ententes Intercommunales
Description géographique
Situation géographique
La commune d’Abengourou est située à l’Est de la Côte-d’Ivoire à 210 Kms d’Abidjan, la capitale économique. Elle s’étend sur une superficie de 225 Km2 dont les limites sont fixées par le décret N° 80-1078 du 19 septembre 1980. Celles-ci s’inscrivent dans un périmètre constitué par un polygone dont les sommets A, B, C, D, et E sont déterminés comme suit :
Sommet A : Au sud, sur la route de Zaranou au carrefour de Niablé ;
Sommet B : A l’ouest sur la route d’Abidjan au pont de Béki après le village d’Adonikro ;
Sommet C : Au nord-Ouest sur la route d’Amélékia après le village de Kouassi Béniékro ;
Sommet D : Au nord-Est, à 300 m au nord de la station IRCC (Institut de recherche du café cacao)
Sommet E : A l’est, sur la route d’Abronamoué, sur le carrefour situé après le village de Comoékro.
Population
La population de la commune d’Abengourou est actuellement évaluée à 109 193 habitants avec un taux d’accroissement annuel de 6%.
A l’instar des autres grandes villes du pays, Abengourou compte plusieurs groupes ethnoculturels. La population autochtone est composée d’Agni. On trouve au sein de la population allogène (Dioula, Baoulé, Bété etc.) et des étrangers (Burkinabés, Maliens, Ghanéenne, Guinéenne, Mauritaniens etc.) ceux-ci constituent des agents économiques très importants.
Climat et végétation
Le climat est le type tropical humide avec deux saisons de pluie et une saison sèche.
Une grande saison de pluie de Mai à Juillet
Une petite saison de pluie d’octobre à novembre
Une saison sèche de décembre à mars
La pluviométrie est suffisante. La végétation correspondante est la forêt de type sempervirent.
Activités économiques
De par sa situation en zone forestière qui lui garantit une pluviométrie suffisante. Abengourou jouit de grands atouts agricoles. C’est une zone de grandes plantations dont l’économie est titulaire de l’agriculture. Le café et le cacao sont les deux principales cultures de rente. Toutefois, l’hévéa apparaît comme la culture de rente la plus en vogue.
Outre ces cultures d’exportation, le secteur agricole d’Abengourou demeure riche en cultures vivrières : banane plantain, igname, manioc, taro, mais, tomate, etc. …
Les activités touristiques et culturelles s’articulent autour de quelques sites qui sont :
Le palais royal
Le musée Bieh et l’école de peinture
Le conservatoire régional des arts et métiers d’Abengourou
La tombe du 1er colon Alexandre Dumain et un musée à Zaranou dans la sous-préfecture d’Abengourou.
On note également la présence de quelques artisans qui travaillent essentiellement sur le bois.
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